Aucune énergie alternative ne peut prétendre être une solution idéale. Avec le cas du solaire photovoltaïque pourtant, on pourrait parler d’exception qui confirme la règle…
Xavier Walhin travaille en tant que facilitateur pour les systèmes solaires photovoltaïques. Un travail qu’il effectue pour le compte de la Région wallonne en proposant de la guidance aux entreprises qui envisagent d’investir dans cette énergie renouvelable.
Il connaît bien les avantages et les inconvénients des différents systèmes proposés sur le marché. « Les sociétés intéressées par la solution du solaire photovoltaïque ont souvent retardé leur projet d’investissement en raison des évolutions du secteur (…) Si les nouveautés inondent chaque jour le marché, attendre de voir de nouvelles technologies arriver sur le marché avant de se lancer est une erreur », résume Xavier Walhin.
Attendre plus longtemps amènera inévitablement l’entreprise à consommer d’avantage d’électricité grise. Comme les prix ont très sensiblement progressé depuis la libéralisation, retarder un peu plus longtemps un investissement dans une installation solaire photovoltaïque amènera indiscutablement le porteur de projet à creuser chaque jour un peu plus le fossé qui sépare sa société d’autres sociétés qui ont déjà franchi le pas du solaire photovoltaïque.
En outre, jamais les mécanismes d’aides à l’investissement n’ont été aussi avantageux.
« Pour les entreprises, on parle désormais d’une intervention régionale qui permet de couvrir près de 40% de l’investissement global éligible lorsqu’on est une PME et de 20% lorsqu’on est une grande entreprise », explique Xavier Walhain. Sans entrer dans les détails du calcul qui est assez complexe, sachez que l’investissement global est susceptible d’être pris en charge par la Région wallonne à hauteur de 35%, sans aucun plafond !
Une générosité que l’on retrouve également en Région de Bruxelles-Capitale et en Flandre. Et le marché ne s’y trompe pas : le nombre d’installations est en train d’exploser.
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Autre avantage important de la technologie solaire photovoltaïque : elle se prête tant à une construction neuve qu’à une rénovation. «Xavier Walhin : « Si une entreprise souhaite refaire son toit, elle peut décider de le faire avec une couverture solaire photovoltaïque. La Région interviendra tout de même en faisant jouer le mécanisme des aides à l’investissement. Il lui suffira de calculer l’aide octroyée en questionnant le fournisseur sur le coût de la couche photovoltaïque et sur le coût de la couche d’étanchéité ». Et si d’aventure le fournisseur ne pouvait fournir cette information, la Région procèderait elle-même à une évaluation de la partie photovoltaïque de la membrane.
Johan DEBIÈRE
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Génération 1 ou 2 : c’est kif kif
On a longtemps évoqué les différentes technologies qui brouillent les pistes, mais ici encore, le facilitateur remet les choses à plat. Xavier Walhin : « La technologie des panneaux au silicium est plus chère, mais offre un rendement de 15%. Et la technologie des panneaux de seconde génération affiche un rendement de 10%, pour un prix qui est moins élevé. Pour obtenir la même intensité électrique, il faudra installer plus de surface avec la génération 2 et moins avec des panneaux de génération 1». Au bout du compte, on arrive donc au même résultat… pour une durée de vie qui dépasse celle d’un toit !
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